Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

image illustrant une commune du Morbihan

Saint-Gildas-de-Rhuys [sɛ̃ ʒilda də ʁɥis] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Ses habitants sont appelés les Gildasiens[1].

Sommaire

Saint-Gildas-de-Rhuys est située dans la presqu'île de Rhuys. Ses côtes s'ouvrent sur une partie de l'Océan Atlantique dénommée Mor Braz, mais aussi sur le Golfe du Morbihan.

  • Carte de la commune de Saint-Gildas-de-Rhuys

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Le nom en breton de la commune est Lok-Weltaz ou Sant-Weltaz, localement Lokentaz. Le nom de Saint-Gildas-de-Rhuys provient de saint Gildas et du pagus Reuuisii un pagus, c'est-à-dire une subdivision administrative du Vannetais, correspondant à la presqu'île de Rhuys au Haut-Moyen-Âge[2].

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Statue de Gildas à côté du Grand-Mont

C'est au début du VIe siècle, qu'un moine nommé Gweltas (Gildas) fuit la Grande-Bretagne et fonde l'abbaye celtique en presqu'île. Tout commence à prendre vie : les forêts impénétrables sont entamées, les salines creusées, les premiers moulins à marée commencent à moudre le grain des moissons. Ni Sarzeau, ni Arzon, ni Suscinio, ni le port du Crouesty n'existent encore, mais l'abbaye Saint-Gildas de Rhuys porte son rayonnement bien au-delà des frontières de la presqu'île[3].

Article détaillé : Abbaye de Saint-Gildas de Rhuys.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Vers 1736, la côte bretonne est triangulée par les équipes des Cassini. Le sommet de la tour de l'abbatiale devient un point géodésique important pour l'établissement de la nouvelle Carte de Cassini. La feuille 159 de Belle-Île[4] - où se trouve Saint-Gildas - sera levée dans le détail en 1787 et publiée après la Révolution.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Sous la Révolution française, la commune, alors nommée simplement Saint-Gildas, porta provisoirement le nom d'Abélard[5].
C'est en 1961 que la commune singularisa son nom en y ajoutant de-Rhuis[5].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

De 1910 à 1947, la commune (gare de Saint-Gildas) est desservie par le trafic ferroviaire de la ligne de Surzur à Port-Navalo des chemins de fer du Morbihan[6].

Blason ville fr Saint-Gildas-de-Rhuys (Morbihan).svg

Les armoiries de Saint-Gildas-de-Rhuys se blasonnent ainsi :
Tranché d'azur et de gueules chargée de trois mouchetures d'hermines posées à plomb sur la bande d'argent brochant la partition. Accompagnée en chef d'une fleur de lys de mer (ou florencée) d'argent et en pointe d'une tête de crosse abbatiale d'or. .

La mairie.
Liste des maires successifs Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 André Mocquard DVD Capitaine Marine marchande - Assureur
2008 2014 Dominique Vanard UDI Professeur
2014 en cours Alain Layec DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8].

En 2015, la commune comptait 1 694 habitants[Note 1], en augmentation de 2,29 % par rapport à 2010 (Morbihan : +3,21 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ] 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 023 1 009 1 121 1 038 1 182 1 262 1 265 1 222 1 281
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 232 1 220 1 357 1 395 1 182 1 327 1 290 1 287 1 284
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 263 1 278 1 252 1 180 1 245 1 230 1 181 1 177 1 003
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
971 911 980 1 035 1 141 1 436 1 601 1 625 1 649
2013 2015 - - - - - - -
1 685 1 694 - - - - - - -

De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)

Histogramme de l'évolution démographique
Les modillons de l'église abbatiale.

Petit patrimoine[modifier | modifier le code]

Il existe un certain nombre de mégalithes, menhirs et dolmens, non répertoriés ici, repérables sur la carte IGN du lieu.

On trouve plus d'une quarantaine de fontaines, plus ou moins bien cachées, sur le territoire. Certaines sont datées - la plus ancienne semble être celle dite « de l'abbaye », vers la mer - ; d'autres sont fausses et uniquement décoratives.

D'anciens cadrans solaires en ardoise ornent les façades de quelques maisons. D'autres, modernes et décoratifs se découvrent aussi au gré des promenades. Plusieurs croix ou calvaires bordent les chemins du village.

  • Croix du Port, face à la mer

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • Pierre Abélard, abbé de Saint-Gildas.
  • Henri-Emmanuel de Roquette, abbé de Saint-Gildas-de-Rhuys en 1681, membre de l'Académie française de 1720 à sa mort (4 mars 1725) au fauteuil 38.
  • Pierre Duhem, physicien, épistémologue et philosophe, y passait ses vacances durant sa jeunesse[réf. nécessaire].
  • Simone Signoret accompagnée d'Yves Montand achèteront un bout de lande, vers le port aux moines ; la fille de Simone, Catherine Allégret deviendra propriétaire de cette résidence.
  • Pierre Messmer (1916-2007), ancien Premier ministre est inhumé au cimetière de Saint-Gildas ; il possédait une propriété dans la commune[11], dans la rue « Pierre-Messmer ».
  • Yvon Mauffret (1927-2011), écrivain pour la jeunesse, scénariste et journaliste, a résidé à Saint-Gildas. La médiathèque porte aujourd'hui son nom.
  • Auzas (Pierre-Marie). Le trésor de Saint-Gildas-de-Rhuys, présenté pendant le Congrès archéologique de France, 141e session, 1983.
  • Galzain (Michel de). Saint-Gildas-de-Rhuys, Ed. Jos Le Doaré, Châteaulin, 1973, 24 p.
  • Mauny (Michel de). L'abbatiale de Saint-Gildas-de-Rhuys, Association bretonne, 1997.
  • Léo Kerlo, Jacqueline Duroc. Peintres des côtes de Bretagne, tome V, « de la rade de Lorient à Nantes », éditions Chasse-Marée, 2007, (page 126)[Note 2].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. ↑ Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  2. Port Maria Saint-Gildas-de-Rhuys Peinture de Camille GODET, 1935, collection privée Rennes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. ↑ « Nom des habitants des communes françaises : Saint-Gildas-de-Rhuys », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos.
  2. ↑ Philippe Jouët et Kilian Delorme, Atlas historique des pays et terroirs de Bretagne, Skol Vreizh, 2007 (ISBN 978-2-915623-28-4)
  3. ↑ [1]
  4. ↑ Carte Cassini, feuille 159, accès en ligne
  5. ↑ a et bDes villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Gildas-de-Rhuys », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 8 août 2012)
  6. ↑ Yannic Rome, Grandes et petites histoires des tramways et petits trains du Morbihan, Le Faouët, Liv'Éditions, coll. « Mémoire du Morbihan », 2005, 246 p. (ISBN 2-84497-070-2), « Trois lignes complémentaires : Vannes-Port-Navalo », p. 124-130.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. ↑ Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. ↑ Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  11. ↑ Philippe Landru, « Tombe de Pierre Messmer », sur landrucimetieres.fr, 5 janvier 2010

Sur les autres projets Wikimedia :



Related news

Steven r mcqueen kissing vampire
Insulaire du pacifique definition of capitalism
Faire un masque halloween
Mario teguh modal dusta full moon
Cours histoire de l'art antique l115a3
The craft personality questionnaire
Radiofrequenza estetica e tiroide
Cais parque amendoeiras goiania shopping
Kjb law canberra accommodation
Argemiro sierra intermodal